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Carnet noir : le Bénin pleure une ancienne ministre de Boni Yayi
Par Esdras C. HOUÉGNON • 03/10/2026
Le Bénin vient de perdre l’une de ses plus brillantes consciences. Ancienne figure de proue du ministère des Enseignements maternel et primaire sous l'ère de Thomas Boni Yayi, s'est éteinte le 29 septembre 2026 à l’âge de 87 ans. Native de Porto-Novo, où elle vit le jour le 6 mars 1939, cette grande dame lègue à la nation un héritage intellectuel et militant d'une valeur inestimable.
Pédagogue hors pair, son itinéraire académique s’est forgé sur le continent européen, des bancs de l’Université de Strasbourg à ceux d’Aix-en-Provence, en passant par la prestigieuse Université Louis-et-Maximilien de Munich. Armée de cette solide formation, Colette Sènami Agossou Houéto regagne sa terre natale en qualité de professeure certifiée d’allemand, se vouant avec passion à la transmission du savoir.
Son leadership et sa vision stratégique la portent, de 1977 à 1981, à la tête de l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (INFRE), où elle insuffle une dynamique nouvelle aux réformes pédagogiques du pays.
Mais son génie ne saurait se cantonner aux seules salles de classe. Femme de lettres accomplie et plume engagée, elle signe en 1981 un recueil poétique poignant contre le joug colonial et pour la cause féminine. Dès 1972, elle apportait déjà sa pierre à l'édifice intellectuel africain en co-répartissant l'ouvrage emblématique La civilisation de la femme dans la tradition africaine, paru à Abidjan.
Sa quête d'impact la mène naturellement vers les hautes sphères institutionnelles. Entre 1986 et 1991, elle met son expertise au service de la Banque africaine de développement (BAD), œuvrant avec ferveur pour l’intégration décisive des femmes dans les dynamiques économiques du continent.
Appelée au sommet de l'État en avril 2006 pour prendre les rênes du portefeuille de l’Enseignement primaire et secondaire, son passage au gouvernement, bien que furtif marqué par son remplacement dès le mois d'août par Evelyne Sossouhounto-Kaneho, n'a en rien altéré son aura.
En s'éteignant à 87 ans, Colette Sénami Agossou Houeto laisse l'image d'une pionnière intègre et polyvalente. Éducatrice, poétesse, haut fonctionnaire et militante de la première heure, elle aura gravé son nom en lettres d'or dans la mémoire collective béninoise.
Son leadership et sa vision stratégique la portent, de 1977 à 1981, à la tête de l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (INFRE), où elle insuffle une dynamique nouvelle aux réformes pédagogiques du pays.
Mais son génie ne saurait se cantonner aux seules salles de classe. Femme de lettres accomplie et plume engagée, elle signe en 1981 un recueil poétique poignant contre le joug colonial et pour la cause féminine. Dès 1972, elle apportait déjà sa pierre à l'édifice intellectuel africain en co-répartissant l'ouvrage emblématique La civilisation de la femme dans la tradition africaine, paru à Abidjan.
Sa quête d'impact la mène naturellement vers les hautes sphères institutionnelles. Entre 1986 et 1991, elle met son expertise au service de la Banque africaine de développement (BAD), œuvrant avec ferveur pour l’intégration décisive des femmes dans les dynamiques économiques du continent.
Appelée au sommet de l'État en avril 2006 pour prendre les rênes du portefeuille de l’Enseignement primaire et secondaire, son passage au gouvernement, bien que furtif marqué par son remplacement dès le mois d'août par Evelyne Sossouhounto-Kaneho, n'a en rien altéré son aura.
En s'éteignant à 87 ans, Colette Sénami Agossou Houeto laisse l'image d'une pionnière intègre et polyvalente. Éducatrice, poétesse, haut fonctionnaire et militante de la première heure, elle aura gravé son nom en lettres d'or dans la mémoire collective béninoise.

