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ENVIRONNEMENT Drame environnemental à Pahou : Houndjava, le prix fort de l’or blanc
Par Esdras C. HOUÉGNON • 06/10/2026
À quelques dizaines de kilomètres à l’ouest de Cotonou, la localité de Houndjava, située dans l’arrondissement de Pahou, porte les stigmates indélébiles d'une exploitation sédimentaire effrénée. Ce qui fut jadis un terroir paisible s’est métamorphosé en un théâtre de désolation, martelé sans relâche par le va-et-vient ininterrompu de centaines de poids lourds qui sillonnent la région de jour comme de nuit.
Sur le terrain, le ravage des infrastructures saute aux yeux. L’artère principale, véritable colonne vertébrale du secteur, se trouve dans un état de délabrement avancé : chaussée défoncée, réseaux d'évacuation disloqués et praticabilité précaire. Face au péril structurel qui menace leurs demeures, plusieurs foyers ont pris la résolution de déserter un périmètre désormais hostile.
Le spectacle le plus stupéfiant s’observe au cœur même de l’ancien foyer d'extraction. En l'espace d'une décennie, la terre ferme a cédé la place à une immense vasière de plusieurs hectares, bordée de berges abruptes. Cet immense réservoir d’eau artificielle, profond de plusieurs mètres, matérialise l'ampleur d'un désastre écologique permanent où les risques de glissements de terrain et de noyades demeurent critiques.
Loin d'un apaisement, la dynamique industrielle se déploie désormais vers de nouveaux horizons. À quelques kilomètres seulement du bassin principal, le site de Bakanmin est à son tour le théâtre d'un ballet logistique intense. Engins de chantier et flux de transports s'activent de plus belle, à proximité immédiate des zones résidentielles. Bien que les responsables de la société d'exploitation mettent en avant la régularité de leurs titres d'autorisation, l'éventualité d'une réouverture des opérations sur l'ancien site béant entretient une vive inquiétude quant à l'avenir de la zone.
Face à cette empreinte environnementale béante, l’urgence d’une régulation ferme s’impose désormais afin de préserver ce territoire de l'irréparable.
Le spectacle le plus stupéfiant s’observe au cœur même de l’ancien foyer d'extraction. En l'espace d'une décennie, la terre ferme a cédé la place à une immense vasière de plusieurs hectares, bordée de berges abruptes. Cet immense réservoir d’eau artificielle, profond de plusieurs mètres, matérialise l'ampleur d'un désastre écologique permanent où les risques de glissements de terrain et de noyades demeurent critiques.
Loin d'un apaisement, la dynamique industrielle se déploie désormais vers de nouveaux horizons. À quelques kilomètres seulement du bassin principal, le site de Bakanmin est à son tour le théâtre d'un ballet logistique intense. Engins de chantier et flux de transports s'activent de plus belle, à proximité immédiate des zones résidentielles. Bien que les responsables de la société d'exploitation mettent en avant la régularité de leurs titres d'autorisation, l'éventualité d'une réouverture des opérations sur l'ancien site béant entretient une vive inquiétude quant à l'avenir de la zone.
Face à cette empreinte environnementale béante, l’urgence d’une régulation ferme s’impose désormais afin de préserver ce territoire de l'irréparable.





