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BÉNIN/ MISE EN CONFORMITÉ DU CADRE DE CONCERTATION DES CONFESSIONS RELIGIEUSES
critique

BÉNIN/ MISE EN CONFORMITÉ DU CADRE DE CONCERTATION DES CONFESSIONS RELIGIEUSES

Par La rédaction • 01/06/2026

Des opinions argumentées, ouvertes au débat et aux nuances.

Le CCCR se libère de l'ère Alokpo et scelle sa refondation C’est un grand coup de balai institutionnel, une véritable opération de salubrité éthique qui s'est opérée ce samedi 30 mai 2026 dans la salle de conférence de la Médiation de la République à Porto-Novo. Réunies en Assemblée Générale Extraordinaire, les confessions religieuses membres du Cadre de Concertation des Confessions Religieuses (CCCR) ont acté la fin d’une époque sombre pour ouvrir une ère de transparence et de dignité retrouvée. En chassant les démons de la division, l'institution a non seulement renforcé sa gouvernance, mais elle a surtout mis un terme définitif aux dérives d'un homme : le pasteur Michel Alokpo. Radiographie d'une autocratie : La gestion patrimoniale et les basses manœuvres de Michel Alokpo Au cœur des débats de cette assise historique, le procès d'une gestion unanimement qualifiée de peu orthodoxe a mis à nu les manœuvres de l'ancien Secrétaire Général et Porte-parole. En 2007, Michel Alokpo aura progressivement transformé ce noble outil de paix en une propriété privée, un fonds de commerce personnel. Profitant cyniquement des décès successifs des présidents de l'institution, l'homme s'est lancé dans une entreprise d'accaparement systématique, s'arrogeant tous les avantages matériels et financiers du Cadre. Pour régner sans partage, sa méthode était d'un machiavélisme éprouvé : écarter méthodiquement les membres fondateurs des autres congrégations et pousser vers la sortie ses propres frères. Cette boulimie de pouvoir et de privilèges avait fini par provoquer un exode massif, poussant le Président et la quasi-totalité des sensibilités religieuses à claquer la porte d'un cadre devenu irrespirable. Du mépris des textes à la imposture finale : Le coup de grâce d'un manipulateur démasqué L’acmé de cette dérive a été atteinte lorsque Michel Alokpo, poussé par une cupidité administrative, a entrepris d'annihiler l'autorité de Hounnongan Hounnansin, Premier Vice-président à qui revenait de droit la présidence. Réduit à sa plus simple expression par un Secrétaire Général qui signait des documents «pour ordre» sans aucune concertation, le Premier Vice-président est devenu l'homme à abattre. Acculé par l'obligation de conformer le CCCR à la nouvelle loi 2025-19, et redoutant que Hounnongan Hounnansin ne dresse un barrage contre ses malversations, Michel Alokpo a tenté le tout pour le tout. Par une lettre de suspension fantaisiste, il a convoqué une parodie d'assise, un simulacre folklorique réunissant des personnes fictives et des non-membres, au mépris absolu du Conseil d’Administration. Démasqué et acculé dans ses derniers retranchements, le pasteur Alokpo s'est finalement livré à une ultime imposture : s'entourer d'un groupuscule d'alliés de circonstance pour tenter de créer un cadre dissident. Une manœuvre désespérée qui n'a trompé personne. «La lumière de Porto-Novo a définitivement dissous les ombres d'une gestion clanique et cupide. Le CCCR n'est plus l’otage d'ambitions personnelles.» L’Union sacrée à Porto-Novo : Le triomphe de la légitimité et de la légalité Pendant que Michel Alokpo s'enfonçait dans sa dissidence factice, la vérité historique et légitime s'écrivait à Porto-Novo. Toutes les forces vives et authentiques de la foi au Bénin étaient au rendez-vous. De la Communauté Nationale du Culte Vodoun du Bénin (CNCVB), portée par une prestigieuse délégation des religions endogènes sous l'égide de Daagbo Hounon Dodo et de nombreux rois, à l'Union Islamique du Bénin, en passant par les Églises Protestante Méthodiste, du Christianisme Céleste, des Assemblées de Dieu, Orthodoxe, et l'Église Catholique comme observateur : la véritable famille interreligieuse était unie et indivisible. Pour tourner définitivement cette page sinistre, l'Assemblée Générale a mis en place de nouveaux organes de gestion rigoureux : Un Présidium Tripartite : Représentant équitablement les religions endogènes, chrétiennes et musulmanes pour la relecture des textes. Un Conseil d’Administration de 11 membres : Chargé de piloter les réformes institutionnelles. Un Conseil de Surveillance de 3 membres : Véritable garde-fou chargé de veiller à la bonne gouvernance et d'empêcher le retour de toute dérive autocratique. Le CCCR sort de cette épreuve purifié et fortifié. En restaurant la légalité et le respect mutuel, les confessions religieuses du Bénin ont envoyé un signal fort : l’intérêt supérieur de la Nation et la sacralité du dialogue interreligieux l’emporteront toujours sur les calculs mesquins et les ambitions mercantiles.